MYM et OnlyFans interdits en France ? Non, l’article 25 a été réécrit (ce qui change vraiment)

Depuis la rentrée, tu as sûrement vu passer des titres affolants : « MYM et OnlyFans bientôt interdits en France », « les créatrices assimilées à de la prostitution »…

Respire. Le 7 octobre 2026, les députés ont complètement réécrit le fameux article 25 de la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles 😮‍💨

Je t’explique simplement ce qui a changé, ce qui reste puni, et ce que ça veut dire pour toi, que tu sois créatrice ou abonné.

📌 MYM et OnlyFans interdits en France : d’où vient la panique ?

La « loi intégrale » est une grosse proposition de loi qui veut s’attaquer à toutes les formes de violences sexuelles : à la maison, au travail, à l’école… et en ligne.

Dans la version votée en commission en septembre, l’article 25 voulait étendre les règles du proxénétisme aux actes sexuels réalisés à distance contre de l’argent, et punir les clients.

Autrement dit, des plateformes comme MYM, OnlyFans ou les sites de caming se retrouvaient directement dans le viseur, tout comme les fans qui paient pour des contenus.

Beaucoup de créatrices ont eu peur de perdre leur activité du jour au lendemain, et on les comprend.

Si tu veux démêler le vrai du faux sur ces plateformes, j’ai aussi écrit un article sur les idées reçues sur OnlyFans et MYM 👉

Créatrice MYM et OnlyFans sur son smartphone et son ordinateur

✅ Ce que les députés ont voté le 7 octobre 2026

Le 7 octobre, l’Assemblée nationale a adopté un amendement du gouvernement qui réécrit entièrement l’article 25.

Le vote a été très large : sur 148 députés qui ont voté, aucun ne s’est prononcé contre, d’après le détail du scrutin publié par Datan.

Le gouvernement l’a dit sans détour : l’ancienne version visait « non seulement les activités de proxénétisme et l’achat d’actes sexuels en ligne mais aussi les activités liées à la création de contenus pornographiques en ligne ».

La nouvelle version « circonscrit le champ de la répression aux faits pour lesquels la victime n’a pu librement et sciemment exprimer son consentement », comme le rapporte LCP, la chaîne de l’Assemblée nationale.

Pour toi, créatrice adulte et libre

Si tu es majeure et que tu crées tes contenus librement, tu n’es plus visée par ce texte.

Le Monde le résume en une phrase : OnlyFans et MYM « échapperont finalement » à la loi intégrale ✅

Pour tes abonnés

Bonne nouvelle aussi de leur côté : la réécriture écarte toute sanction pour celui qui regarde des contenus réalisés par une adulte consentante.

Tes fans ne seraient donc plus traités comme des « clients de prostitution » parce qu’ils te suivent ou achètent tes contenus.

⚠️ Ce qui reste puni : l’exploitation sexuelle en ligne

Le texte ne disparaît pas pour autant. Il change de cible : il vise désormais « l’exploitation sexuelle en ligne ».

Concrètement, c’est le fait de recruter une personne, de la transporter, de l’héberger ou de l’accueillir pour qu’elle produise et diffuse des images ou des vidéos sexuelles d’elle sur une plateforme, quand c’est fait :

  • par la menace ou la contrainte ;
  • en profitant de son autorité ou de son emprise sur elle ;
  • en abusant de sa situation de vulnérabilité.

La peine prévue : jusqu’à 7 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Et celui qui consulte ces contenus en sachant qu’il y a exploitation, de façon habituelle ou en payant, risque 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Marteau de juge, symbole de la loi contre l’exploitation sexuelle en ligne

Agences et « managers » : attention

Ce nouveau délit concerne directement les agences et les « managers » : celui qui recruterait ou hébergerait une créatrice par la menace, la pression ou l’emprise risquerait ces 7 ans de prison.

Pour une agence sérieuse, qui travaille avec des créatrices majeures, consentantes et libres de partir quand elles veulent, rien ne change.

Avant de signer avec qui que ce soit, garde toujours la main sur tes mots de passe, ton compte bancaire et tes contenus. Et prends le temps de lire mon guide pour bien choisir une agence MYM ou OnlyFans 💡

Top plateformes françaises pour monétiser ton contenu 

🏆 Uncove

La pépite Made in France.

S'inscrire

MYM Fans

Vends ton contenu exclusif.

S'inscrire

🛡️ Les bonus de la loi qui protègent les créatrices

Le même jour, les députés ont voté deux autres mesures qui vont parler à beaucoup de créatrices harcelées en messages privés.

Les photos sexuelles non demandées deviennent un délit

Envoyer à quelqu’un une photo sexuelle qu’il n’a pas demandée, par messagerie ou sur un réseau social (oui, les fameuses « dick pics »), devient un délit à part entière.

La sanction : un an de prison et 15 000 euros d’amende, avec des peines plus lourdes notamment si la victime est mineure, rapporte France 24.

Jusqu’ici, un envoi isolé passait souvent entre les mailles du filet : l’exhibition sexuelle suppose un lieu public, et le harcèlement suppose des faits répétés.

Le bon réflexe dès maintenant : fais des captures d’écran de ce que tu reçois, avec le pseudo et la date.

Smartphone et messages privés : les photos intimes non sollicitées deviennent un délit

La « traque furtive » arrive aussi

Les députés ont aussi créé un délit de « traque furtive », qui vise notamment la géolocalisation numérique répétée d’une personne sans son consentement.

Pour une créatrice qui protège son adresse et sa vie privée, c’est une protection de plus contre ceux qui cherchent à savoir où elle habite 🔒

⏳ Vote final le 13 octobre, puis le Sénat : rien n’est encore en vigueur

Attention, tout ça n’est pas encore la loi.

Le texte de loi n’est pas définitif : les députés doivent encore voter l’ensemble du texte le mardi 13 octobre 2026, puis il partira au Sénat, qui pourra le modifier ⚠️

Ensuite, députés et sénateurs devront se mettre d’accord sur une version commune, avant que la loi soit adoptée et publiée.

Aujourd’hui, rien ne change donc dans ton quotidien : tu peux continuer ton activité normalement, en restant attentive à la suite.

Cet article t’informe sur un texte encore en discussion, ce n’est pas un conseil juridique : pour un cas précis, demande l’avis d’un avocat.

💡 Ce que tu peux faire dès maintenant

  • Ne crois pas les titres qui annoncent la fin de MYM ou d’OnlyFans : ils parlent d’une version qui n’existe plus.
  • Garde tes accès (mots de passe, e-mail, banque) entre tes mains, même si tu travailles avec une agence.
  • Conserve les preuves si tu reçois des photos non sollicitées ou si quelqu’un te harcèle.
  • Rassure tes abonnés : une créatrice majeure et libre n’est pas visée par la nouvelle version.
  • Continue de construire ton activité sur des bases saines : mes conseils pour réussir sur OnlyFans et MYM sont toujours valables.

Ces articles vont te plaire.

Vivre une expérience de petite amie virtuelle sur MYM Fans
🚫 Les 5 erreurs que 90% des débutants commettent sur MYM (et comment les éviter)​
Utiliser des scripts pour multiplier tes ventes sur OnlyFans et MYM​
La villa de litthe angel 84 sur mym fans

FAQ : MYM, OnlyFans et l’article 25

MYM et OnlyFans vont-ils être interdits en France ?

Non. La version qui faisait entrer ces plateformes dans le proxénétisme a été réécrite le 7 octobre 2026. Le texte vise désormais l’exploitation sexuelle en ligne, pas les créatrices adultes qui créent librement.

 

Les abonnés de MYM ou d’OnlyFans risquent-ils une sanction ?

Pas pour suivre une créatrice adulte et consentante. Seul celui qui consulte, en connaissance de cause, des contenus issus d’une exploitation risque 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

 

La loi intégrale est-elle déjà en vigueur ?

Non. Le vote final à l’Assemblée nationale a lieu le mardi 13 octobre 2026, puis le Sénat examinera le texte. Il peut encore évoluer d’ici là.

 

Que risque une agence qui exploite une créatrice ?

Jusqu’à 7 ans de prison et 150 000 euros d’amende si elle recrute ou héberge une personne par la menace, la contrainte, l’emprise ou en profitant de sa vulnérabilité, pour diffuser des contenus sexuels d’elle en ligne.

 

Où se faire accompagner pour développer son activité de créatrice en toute sérénité ?

Si tu veux avancer plus vite et ne plus rester seule face à toutes ces questions, rejoins le Lounge, ma formation avec un groupe d’entraide entre créatrices 🚀 Tout est ici : rejoindre le Lounge. Et pour suivre l’actu des plateformes au jour le jour, viens aussi sur notre Telegram Les P’tites Copines.

Sources :

Crédits photos : Assemblée nationale (image à la une) par Getfunky Paris, licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons ; créatrice : Karolina Grabowska via Pexels ; marteau de juge : Sasun Bughdaryan via Unsplash ; smartphone : Darina Belonogova via Pexels.